Matière de paysages – Manière d'architectures

Evelyne Chalaye et Pierre-Albert Perrillat-Charlat (dir.)

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M24

17,00 €

Matière de paysages – Manière d'architectures, sous la direction de Evelyne Chalaye et Pierre-Albert Perrillat-Charlat
Préface de Frédéric Bonnet
Avec les contributions de Jacques Deplace et Charles-Henri Tachon

Format 19,5 x 26 cm
240 pages
ISBN 978-2-35575-273-5

Matière de paysages – Manière d'architectures résulte d'un atelier pédagogique qui s'est situé pendant trois années, de 2014 à 2016, sur le territoire du Pays de Saint-Félicien en Ardèche Verte. Il s'inscrit dans la politique de formation initiale de l’École Nationale Supérieure d'Architecture de Saint-Etienne, caractérisée depuis treize années par la réflexion sur les territoires ruraux et depuis 2015, dans le cadre du réseau pédagogique et scientifique thématique « Espace Rural et Projet Spatial ». Une équipe d’enseignants engage ainsi, à l’ENSASE, une pédagogie qui propose une conception du projet spatial initiée d’abord par ce désir de percevoir, d’analyser et de restituer l’atmosphère et les caractères de ces mondes ruraux, à la fois dans la spécificité du bâti et des paysages, comme dans les singularités des usages et des pratiques quotidiennes. Au-delà du simple repérage des spécificités d'un pays, il s'agit de mettre en oeuvre la notion de lieu-milieu, non comme un ancrage identitaire, mais comme un concept dynamique, non circonscrit dans ses limites géographiques mais qui ouvre sur la question contemporaine d’une culture de l’architecture de paysage. Elle réoriente aujourd’hui l’architecture comme seule pratique de l’édifier pour nous inviter à relire la discipline théorique : Paysage et Tectonique.

La Forme du livre,  « un paysage à dé-couvrir … »
La manière dont s’est fabriqué le livre, fonctionne comme une machine à paysages : des feuilles sont pliées en cahiers, des carnets de 16 pages, assemblés entre-eux par une reliure cousue. Les bords de page devraient alors être « rognés », massicotés ; là, certaines pages restent fermées. L'usage d'un coupe papier, d'un simple couteau ou d'un « ardèchois » au manche d'olivier est nécessaire. Cette manière-livre ouvre à la re-connaissance des paysages de Saint-Félicien pour en restituer les diversités d’appréhension dans leur quotidienneté comme des survivances de formes pérennes et singulières des architectures rurales ; l’objet-livre est fait de matières et d’imaginaires diversement formés :  travaux d’étudiants en architecture, contributions d’architectes, témoignages des vies et passions des habitants pour un pays… Nul ordre de lecture n’est à privilégier donc, c’est pourquoi il s’agence et se consulte depuis son milieu.

« Pour avancer dans la lecture, il faut d'abord un geste qui attente à la solidité matérielle du livre, pour donner accès à sa substance incorporelle. (…) S’ouvrir un passage dans la barrière des pages au fil de l'épée, voilà qui va bien avec l'idée d'un secret caché dans les mots : tu te fraies un chemin dans ta lecture comme au plus touffu d'une forêt. »
Italo Calvino, Si par une nuit d'hiver un voyageur. Paris, Ed. du seuil, 1982, p.47.