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Pierre Soulages, la planche noire de lumière

Bruno Duborgel

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P11

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19,00 €

Pierre Soulages, la planche noire de lumière, de Bruno Duborgel

Collection Les Sept Collines n°6
Format 15 x 23 cm
100 pages
ISBN 2-915412-48-0
ISSN 1294-050X

“Voici, debout, solitaire, grave et mutique, une œuvre de Pierre Soulages (Peinture, 100 x 25,5 cm, 27 février 1986), une planche noire de lumière, une présence singulière somptueuse, rythmique, disruptive, déroutante. Comment aborder et tenter de dire cet objet poétique et réfractaire à toute formulation ? Faisons nôtre, d’abord, la manière dont l’artiste lui-même “fréquente” une œuvre d’art : “Quelque chose vit, qui demande que l’on s’arrête, que l’on fasse silence. Alors, les mots ne peuvent servir qu’à rendre compte de l’état d’absence de mots. Singulier handicap. Et pourtant cette peinture occupe en nous un territoire qui, plus que jamais, a besoin d’elle dans une époque bavarde”. Les mots s’élèvent d’accéder à cette humilité, et ils s’honorent cependant de ne pas renoncer, de brûler en cercle, avec ferveur et périlleusement, autour de ce bloc d’inconnu qu’ils fréquentent en le maintenant tel.”

Le parcours artistique de Pierre Soulages (né à Rodez, en 1919) s’étend sur quelque soixante ans. Celui qui sera souvent désigné “peintre du noir”, et qui se qualifie, beaucoup plus justement, “peintre de la lumière”, présente dès son enfance des signes lointainement annonciateurs de son identité artistique. En 1938-39 il découvre la peinture moderne (Picasso, Cézanne), il est admis à l’Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris, mais n’y reste pas, déçu par le type d’enseignement qui y est dispensé. Durant l’Occupation il fréquente le musée Fabre et l’Ecole des Beaux-Arts de Montpellier, et en 1942 il devient provisoirement viticulteur pour échapper au Service du Travail Obligatoire. Le trajet artistique de Pierre Soulages est d’une ampleur, d’une fécondité et d’une variété impressionnantes : plus de 1200 peintures sur toiles, des centaines de peintures sur papier, d’eaux-fortes, lithographies et sérigraphies, sans oublier les bronzes, tapisseries, décors de théâtre et ballet, verrière en dalles de verre, mur de céramique, et la création magistrale de vitraux pour les 104 fenêtres de l’abbatiale Sainte-Foy de Conques...